l'oubli du passé
Du matin au soir houali chérissait sa rose
De fines attentions et de douces gratitudes
Jamais il ne laissait son esprit loin de sa prose
Sans pour autant se lasser dans sa solitude
Il avait tout abandonné pour s'occuper de son amour
Famille, ami et travail rien ne devait troubler son émoi
Plusieurs fois par nuit il se levait pour contempler ses atours
Cette robe de velours sous la lune aux mille éclats
Cela lui avait semblé si évident quand il l'avait croisé
Comme si toute sa vie n'avait été façonnée pour ce choix
Là ou tout autre se serait rapidement blasé
À se demander pourquoi il avait vécu autrefois
À son grand étonnement, point de questions ou de remords
À sa grande joie, chaque jour comme la première fois
Ce choc au cœur, cette larme à l'œil dans un si beau corps
Avec ce sentiment de renaitre parfois
Cet amour silencieux comme un chien au coin du feu
Cette aventure et cette quête du désarroi sans fin
Pourquoi l'avait-il appelé de ses vœux
C’était sa question de chaque matin
Mais il avait une certitude bien tranchée
Celle d'être heureux ici et maintenant
Se souciant peu de ce qu'il avait lâché
Dévorant l'instant présent dorénavant