Dimanche 4 mars 2012
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Il n’est rien de plus doux au monde
Rien de plus beau à faire pleurer
Qui ne libère mieux ton humeur vagabonde
Qu’un moment de tendresse partagé
Cet instant magique et furtif
Ou imperceptiblement
L’âme et l’esprit sont plus vifs
Et laissent aller leur élan doucement
Ce moment qui n’arrive que quelquefois
Quand le cœur à enfin la primeur
D’une envie naturelle et logique à la fois
De faire le plein de douceur
Notre monde si dur si sournois
Ne laisse plus de place à ces humeurs
Les romantiques en manque d’émoi
Sont sacrifiés, y perdent leur cœur
Derrière leur cœur mis à nu
Sous leur tendresse posée dans vos mains
On cherche le piège, le cou tordu
La menace, le danger , le venin
Eux qui ne cherchent que le bonheur
La douceur d’un autre siècle
Sont craint et rejetés par la peur
D’y trouver peut-être une âme sœur
Pour un instant seulement
Croire en la candeur
D’un élan si dément
Et maladroit d’un cœur
Ne pas se renfermer
Dans son château d’indifférence
Dans sa coquille se caparaçonner
Sans même lui laisser une chance
Ils sont si fragiles et fous à la fois
Que d’un rire ils en mourraient
Si une main et un sourire parfois
Les guérissaient et les sauvaient
Ils vivent d’un regard, d’un mot
S’abreuvent de baisers et de caresses
Qui disparaissent toujours trop tôt
Mais dans le bonheur les laissent
Une fois de temps en temps
Dites-vous sans grand émoi
Que la tendresse est dans le vent
Que vous pouvez y faire fois
Il faut laisser parfois la vie
Vous faire un petit clin d’œil
Et saisir avec envie
Le bonheur sans en faire son deuil